Atelier
#02 –
Signal

Paris
29 février au 5 mars 2016


Poursuivant la logique développée sur le précédent workshop, Atelier #01 — vecteurs, qui nous a amené à revitaliser un outil analogique au moyen d’un programme informatique sur mesure, nous utiliserons sur Atelier #02 — signal un synthétiseur analogique des années 1970 de type Minimoog. La remise en état de marche d’un outil analogique et sa mise en réseau avec un logiciel numérique est un principe essentiel de cette série de workshops, car nous considérons que ces outils sont d’une richesse technique fabuleuse et que, par conséquent, le numérique doit être utilisé en relation – et non pas en remplacement – de ces derniers.

Avec Atelier #02 — signal, Signes entend explorer les rapports entre le son et l'écriture graphique en considérant le son en tant que signal, c’est-à-dire une somme d’informations codées à déchiffrer visuellement. Pour cela, Signes associe un émetteur sonore à un programme informatique, suivant le protocole suivant&bnsp;: 1 – mise à disposition des participants d’un synthétiseur pour générer un signal sonore&bnsp;; 2 – analyse en temps réel du signal par une solution logicielle sur mesure&bnsp;; 3 – mise en correspondance des caractéristiques sonores du signal avec des modificateurs visuels dans le logiciel&bnsp;; 4 – restitution instantanée du résultat de ces correspondances sur une interface graphique numérique.

Plutôt que d’installer une grille d’analyse arbitraire, Signes choisit de laisser ouverte la configuration du logiciel. Chaque association de paramètres sera laissée à l’appréciation de l’utilisateur. Ce dernier pourra donc développer son propre outil en jouant sur le hasard et l’inattendu, ou, au contraire, en vue de développer une dextérité technique novatrice.

En faisant le choix de travailler avec un outil de création inédit, Signes entend perturber le workflow habituel des participants et ainsi sensibiliser ces derniers à la critique des outils dont ils disposent et à la programmation de leurs propres outils numériques.

Atelier #02 — signal se tiendra sur le Campus de la Fonderie de l’Image
80 Rue Jules Ferry, 93170 Bagnolet
Métro Gallieni

5 jours de travaux et de recherches – 2 jours d'exposition – 1 édition

Programme

Lundi 29 février
Introduction, présentation des enjeux, présentation de l'environnement de travail

Mardi 1 mars
Approfondissement des expérimentations

Mercredi 2 mars
Intervention de Diemo Schwarz et de Raphaël Bastide

Jeudi 3 mars
Intervention de Philippe Apeloig

Vendredi 4 mars
Appréciation des travaux

Samedi 5 mars
Montage et vernissage de l'exposition à la galerie :

Galerie Tiret point tiret
118 rue du château
75014 Paris
18h-22h

Inscription

Pour soumettre votre candidature, il vous suffit de remplir le bulletin d’inscription ci-dessous avant le dimanche 14 février 2016 à minuit. Les dossiers seront examinés par les responsables de l'atelier, Bernard Baissait, Léo Coquet et Aymeric Dutheil, qui préviendront les candidats sélectionnés par email le mardi 16 février 2016.

Les participants retenus confirmeront leur inscription par le règlement des frais de participation d’une valeur de 250 €, ainsi que par la signature d’un formulaire d’inscription. L’association Signes ne prend pas en charge les frais de restauration.

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Intervenants

Philippe Apeloig est designer graphique et typographe. Il travaille essentiellement pour de grandes institutions culturelles (musée d'Orsay, musée du Louvre, le Théâtre du Châtelet), des éditeurs (La Martinière, Robert Laffont, Phaidon), des galeries d'art (Gagosian), mais aussi de grandes marques (Hermès). a fait l'objet d'une grande rétrospective en 2013 aux Arts Décoratifs de Paris (Typorama).

Raphaël Bastide est artiste, graphiste et enseignant à l’École supérieure d’art et design Le Havre. Développeur tout particulièrement sensible à la culture du hack, il porte une réflexion critique sur les outils dont le designer et l’artiste d’aujourd’hui disposent. Il est diplômé de l’École de recherche graphique (ERG) de Bruxelles, co-fondateur d’Outils Libres Alternatif et de Libre Objet, et a notamment exposé à l’iMAL en 2013.

Diemo Schwarz est chercheur et développeur à l’IRCAM – Centre Pompidou. Il travaille au sein de l’équipe Interaction Son Musique Mouvement. Il a notamment co-développé DIRTI – Dirty Tangible Interfaces, projet de design d’interaction visant à remplacer les controllers graphiques classiques (souris, pad, joystick) par des éléments tangibles et malléables.

Michel Wlassikoff est historien du graphisme et de la typographie, diplômé de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il enseigne à l'École Estienne et à l'ESAG Penninghen. Il a dirigé Signes, de 1991 à 1998, revue de référence dans le domaine du graphisme. Il a publié notamment les ouvrages : Signes de la collaboration et de la résistance (2002), Histoire du graphisme en France (2005), Mai 68 l’affiche en héritage (2008), Futura. Une gloire typographique (2011). Il a contribué au site Garamond.

Coordination

Bernard Baissait est graphiste et enseignant, diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Après ses études il rejoint Jean Widmer en 1974 et travaille à la signalétique autoroutière et touristique encore en place aujourd'hui. En 1985, il fonde avec un associé l'agence Minium, agence de graphisme, et en 1990, il crée la Compagnie Bernard Baissait. Enseignant à l'ESAG Penninghen depuis 1998, il participe depuis 2011 au programme Egalité des chances en écoles d'art et de design à la Fondation culture
et diversité.

Léo Coquet est artiste et doctorant en Arts et Sciences de l'Art à l'université Paris 1 Panthéon - Sorbonne. Sa recherche porte sur l'image, son processus d'impression et les spécificités de la matérialité de l'image imprimée. Entre 2012 et 2013, il étudie au sein de la section Studio Art de la New York University. Il a notamment exposé à la galerie 80WSE à New York. Depuis 2014, il travaille par ailleurs au sein du collectif d'artistes ExposerPublier qu'il a fondé avec Caroline Sebilleau et Benoit Brient.

Aymeric Dutheil est graphiste et enseignant. Il travaille principalement dans les domaines de la presse et des nouveaux médias numériques. Son travail de recherche se concentre sur les nouvelles formes typographiques et les outils de création graphique.









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Archives

Atelier
#01 –
Vecteurs

En septembre 2015, l'association Signes inaugure Atelier, série de quatre workshops organisés autour de la question de l'outil, ouvert aux étudiants, jeunes diplômés
et jeunes professionnels. L’Atelier #01 — vecteurs propose aux participants
de s’approprier un langage de description graphique et une machine de type traceur
à plumes pour questionner les standards de la chaîne graphique et produire des œuvres originales. L'intérêt d'un tel environnement de travail est de pouvoir travailler à l'aide de vecteurs depuis la conception jusqu'à l'impression, sans passer par la médiation d'unités numériques comme le pixel. Ce projet sera nourri des échanges avec les graphistes
et les artistes encadrant l’atelier, et du dialogue entre participants. Plusieurs intervenants (graphistes, typographes, plasticiens) viendront apporter leur réflexion et leur regard
sur les travaux en cours. Les impressions produites tout autant que les recherches,
les essais, les comptes rendus des conférences, les échanges, les questionnements soulevés par l’outil feront l’objet d’une exposition dans un lieu parisien ainsi que
d’une édition.

Cet atelier se tiendra à l'École de Condé
7 rue Cambronne, Paris XVe
Métro Cambronne
Avec : Michel Derre, Alice Savoie, Frédéric Teschner et Michel Wlassikoff

Organisation : association Signes

Coordination : Bernard Baissait, Léo Coquet, Aymeric Dutheil

en savoir plus programme inscription




Une semaine d’atelier

Pour s’approprier l’espace de travail, les participants se connectent via wifi à l’ordinateur serveur et contrôlent en direct le traceur. La production graphique de chacun des participants — traduit en une suite d’ordres compréhensibles par la machine — prend son sens à l’impression.

Les objectifs de cette semaine d’atelier sont :
– s’approprier un moyen d’impression ouvert
– comprendre les contraintes et opportunités qu’offre un nouveau medium d'impression
– produire un travail graphique hors de la chaîne graphique standardisée
– mener une réflexion sur l’impression de son travail pendant sa conception
– créer ou adapter les outils d’impression en fonction de ses propres besoins
– s’impliquer dans les détails materiels du processus d’impression
(mélange des encres, des pigments, réglages de pression, de friction, etc.)

Une démarche d’auteur

Chaque participant réalisera un projet personnel sans contraintes autres que les impératifs imposés par l’outil. Ce projet sera nourri des échanges avec les graphistes et les artistes encadrant l’atelier, et du dialogue avec les autres participants, l’esprit d’équipe étant privilégié. Plusieurs intervenants (graphistes, typographes, plasticiens) viendront apporter leur réflexion et leur regard sur les travaux en cours.

Les impressions produites tout autant que les recherches, les essais, les comptes rendus des conférences, les échanges, les questionnements soulevés par l’outil feront l’objet d’une exposition dans un lieu parisien ainsi que d’une édition.

Une machine open-source

L’atelier #01 offre un nouvel environnement de création et d’édition à partir d’une machine d’impression de type traceur à plumes et d’un ordinateur « serveur » capable de piloter la machine sur un port série via une librairie logicielle. Le traceur est capable d’effectuer un certain nombre de taches élémentaires (prendre un outil, appuyer l’outil sur le papier, se déplacer en ligne, en arc de cercle, etc.), telles que définies dans la spécification ouverte HPGL. Ce traceur est suffisamment simple d’un point de vue technique pour accepter différents instruments graphiques (crayon, stylo, feutre, marqueur, pinceau, aérographe). La communication avec la machine s’effectue par la transmission directe d’ordres bruts, sans besoin de passer par un pilote ou une interface de configuration. La machine n’interprète pas, n’optimise pas, ne dénature pas. Elle se contente d'exécuter. Il ne s’agit pas d’une machine numérique, au sens ou elle n'échantillonne pas les images et n’utilise pas d’unités numériques comme le pixel. C’est un outil purement analogique, bien que commandé par informatique.

What you see is not what you get !

L’outil informatique contraint les graphistes à utiliser des solutions propriétaires. Les systèmes d’exploitation emploient des espaces colorimétriques propriétaires et se servent d’algorithmes de compression d’image développés et maintenus par de grands groupes industriels. Les formats de fichiers, pour la plupart propriétaires, n’offrent aucune transparence et interdisent toute portabilité du travail. Cette situation est encore plus problématique lorsqu’il s’agit d’imprimer. Les pilotes d’imprimantes sont parmi les logiciels les plus opaques qui soient. Les algorithmes d'échantillonage d’image, de conversion des modes colorimétriques, de gestion typographique contenus dans les imprimantes ne sont connus ni du grand public, ni des professionnels de l’image. Dès lors, le graphiste subit l’impression comme un processus passif.

Programme

Lundi 7 septembre
Introduction, conférence de Michel Wlassikoff, présentation des enjeux par Léo Coquet, présentation de l'environnement de travail

Mardi 8 septembre
Intervention de Frédéric Teschner

Mercredi 9 septembre
Intervention d'Alice Savoie

Jeudi 10 septembre
Intervention de Michel Derre

Vendredi 11 septembre
Appréciation des travaux

Samedi 12 septembre
Montage et vernissage de l'exposition

Dimanche 13 septembre
Exposition et conclusion

Intervenants

Michel Derre, né en 1955, calligraphe, dessinateur typographe, a contribué avec des agences et des studios graphiques (Jean Widmer notamment) à l'élaboration ou au développement de nombreuses identités de marques ou d'institutions (Air France, Institut du Monde Arabe, Loréal, Radio France, Shiseido, etc.) Il enseigne à l'ESAG Penninghen et est co-fondateur et animateur du DSAA Typo de l'École Estienne. Il poursuit ses recherches calligraphiques et dessine et développe des polices de caractères d’auteur.

Alice Savoie est diplômée de l'Ésaa Duperré et de l’École Estienne, ainsi que d’un Master en type design et d’un doctorat de l’Université de Reading (RU). Depuis 2008, elle travaille en tant que créatrice de caractères – son caractère Capucine est distribué par la fonderie Process Type Foundry (USA). Elle enseigne le dessin de caractère à l’Atelier National de Recherche Typographique (Nancy) ainsi qu’au sein du post-diplôme Typographie et Langage à l’Ésad Amiens.

Frédéric Teschner, né en 1972, est diplômé de l'École supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Paris, en 1997. Il débute sa carrière de designer graphique indépendant à partir de 2002. Depuis lors, il travaille régulièrement avec des architectes, des designers, des chorégraphes, des galeries d'art, des centres culturels, des musées ou des théâtres, comme récemment le Centre dramatique national Nanterre-Amandiers. Il est membre de l'AGI (Alliance graphique internationale) depuis 2010. Il a remporté le grand prix du Festival de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont en 2012.

Michel Wlassikoff est historien du graphisme et de la typographie, diplômé de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il enseigne à l'École Estienne et à l'ESAG Penninghen. Il a dirigé Signes, de 1991 à 1998, revue de référence dans le domaine du graphisme. Il a publié notamment les ouvrages : Signes de la collaboration et de la résistance (2002), Histoire du graphisme en France (2005), Mai 68 l’affiche en héritage (2008), Futura. Une gloire typographique (2011). Il a contribué au site Garamond.




Coordination

Bernard Baissait est graphiste et enseignant, diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Après ses études il rejoint Jean Widmer en 1974 et travaille à la signalétique autoroutière et touristique encore en place aujourd'hui. En 1985, il fonde avec un associé l'agence Minium, agence de graphisme, et en 1990, il crée la Compagnie Bernard Baissait. Enseignant à l'ESAG Penninghen depuis 1998, il participe depuis 2011 au programme Egalité des chances en écoles d'art et de design à la Fondation culture
et diversité.

Léo Coquet est artiste et doctorant en Arts et Sciences de l'Art à l'université Paris 1 Panthéon - Sorbonne. Sa recherche porte sur l'image, son processus d'impression et les spécificités de la matérialité de l'image imprimée. Entre 2012 et 2013, il étudie au sein de la section Studio Art de la New York University. Il a notamment exposé à la galerie 80WSE à New York. Depuis 2014, il travaille par ailleurs au sein du collectif d'artistes ExposerPublier qu'il a fondé avec Caroline Sebilleau et Benoit Brient.

Aymeric Dutheil est graphiste et enseignant. Il travaille principalement dans les domaines de la presse et des nouveaux médias numériques. Son travail de recherche se concentre sur les nouvelles formes typographiques et les outils de création graphique.